Efesia / Ensemble avec Marie et la paroisse Saint François de Sales ont eu la chance d'accueillir deux personnalités chrétiennes et deux personnalités musulmanes, qui ont pu répondre à des questions sur la pertinence du dialogue islamo-chrétien et échanger quelques questions avec 250 personnes venues ce jeudi 13 octobre 2022.

Nos chaleureux remerciements s'adressent à tous les intervenants :
ConferenceDebat SFS 13oct2022600Monseigneur Pascal Gollnisch, Directeur de L'Oeuvre d'Orient,
Cheikh Mohammed Ali Mortada,
Vice-président du Conseil shiite de France,
Imam Abdelghani Benali,
Recteur de la Mosquée de Saint Ouen
Gérard Testard, Président d'Efesia et responsable du mouvement Ensemble avec Marie,
ainsi qu'au curé de la paroisse, le Père Aldric de Bizemont, qui nous a accueilli dans la grande église de Saint-François de Sales, et à Delphine Dhombres, qui travaille au Dialogue interreligieux de la paroisse et qui a coorganisé cette soirée.

Nous travaillons sur le replay de cette conférence car un problème d'enregistrement de son a eu lieu.
La bande son est en traitement et devrait être disponible dans les prochains jours.

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Retour de Delphine Dhombres, au terme de la conférence
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Comme d'aucuns, je voulus me précipiter au bas de la scène pour les saluer, les remercier, me régaler encore de belles miettes d'idées porteuses d'espérance et de fraternité. Ainsi, vite !, de regrouper et ranger feuilles éparses, stylos, téléphone. Je me lève, m'apprête à m'envoler jusqu'à nos quatre orateurs, lorsque mon œil achoppa par-devers moi sur deux femmes se tenant derrière moi. Passantes quasi inaperçues. Aussi silencieuses que fantomatiques. Rendues à l'état d'invisibilité. Présence discrète occultée par les colonnes de la travée et l'obscurité latérale. Sans compter leur foulard de musulmane. Présence discrète, mais belle et bien réelle, en marge des paroissiens massés dans la nef.
Alors que plus d'uns s'empressaient au pied de nos stars, ces deux demoiselles rayonnaient humblement, telles deux étoiles tombées d'on ne sait où au pied de notre Mère. Loin de la houle, elles élevaient leur regard vers Elle, Marie la Vierge, la seule femme nommée dans le Coran, bien plus - comme tout juste expliqué par Gérard Testard - que le prophète Mohamed (34 fois!1).
Rarissime spectacle : mon essentiel était là, celui de la rencontre qui s'offrait à moi. J'en oubliais mes grands hommes et me fis tout entière à ces deux anonymes qui, par leur jeunesse, en sus de leur voile de fidèle, tranchaient doublement avec nous tous. « Soyez les bienvenues !
- C'est si beau ici !, s'extasièrent-elles. C'est la première fois que nous entrons dans une église ! C'est un peu le hasard qui nous a conduites ici... L'affiche nous est parvenue, via les réseaux sociaux, jusqu'à la fac. C'est tellement rare comme manifestation ! C'est génial ! Alors on est venues ! On a vraiment aimé ce qu'a dit le chrétien, la deuxième personne...
- Ah oui... Mgr Gollnisch...
- Oui, c'était très juste de dire qu'en Orient, il n'y a pas que les Chrétiens qui sont attaqués, que des Musulmans meurent aussi, victimes du terrorisme. C'est vrai aussi : « le Dialogue interreligieux, ce n'est pas n'importe quoi » : il suppose « un pas d'audace important » (comme celui, pour nous, de venir ici!), une grande « force intérieure » car il faut être capable de s'écouter mutuellement, de « reconnaître ce que l'autre à de beau et de bon en lui », mais aussi de « reconnaître chez soi ses propres limites et fragilités », et, enfin, parce qu'il faut « bosser, se former », approfondir ses connaissances quant à la religion de l'autre, afin de ne pas tomber dans la caricature.
- Moi, renchérit son amie, j'ai aimé l'idée que par la rencontre et le dialogue avec l'autre, parce qu'il est justement autre, différent, ça nous permet de grandir aussi dans notre propre foi.
- C'est vrai, reprit l'autre, ce n'est pas évident de comprendre que pour vous, Jésus, ce n'est pas un prophète, mais le « Fils » d'un Dieu qui est « Père » ... Pour nous, les musulmans, c'est un truc de "ouf" quand même ! Ça veut dire quoi au juste ? Nous, on est d'accord avec M. Gollnisch : on doit se rencontrer pour échanger, pour se comprendre, mais avec respect, sans faire du prosélytisme, sans vouloir convertir l'autre : ça, « ça appartient à Dieu » ! Et ce, sans tomber pour autant dans le relativisme, le syncrétisme. Comme il l'a très bien expliqué, cette démarche requiert « une exigence spirituelle et intellectuelle» réelle.
- Moi, avançai-je, j'ai beaucoup aimé l'intervention de l'Imam Benali, recteur d'une mosquée au financement cent pour cent français, édifiée en souci de fraternité avec les autres lieux de culte de Saint-Ouen. J'apprécie sa volonté première de transmettre aux jeunes, « citoyens français », dans ses prêches, des valeurs humanistes, universelles, en accord avec celles de la République, en s'intéressant à tous les croyants du secteur, à leurs frères en Allah (qui signifie tout simplement Dieu en arabe), notamment à l'occasion des fêtes religieuses propres à chaque communauté. Le combat à mener reste, pour lui, celui contre l'ignorance, les préjugés, les mauvaises interprétations (« sacralisées » qui plus est, au détriment de ce que dit en vérité le Livre!), les connaissances partielles ou partiales, alimentées par les médias. Plus que « vivre ensemble », il aspire surtout à « être ensemble ». J'ai déjà acquiescé à son invitation à venir pour le Ramadan ! J'aime son credo : c'est d'abord entre voisins, riches de mille et une richesses à découvrir, qu'il faut apprendre à être, à vivre, en se rencontrant !
- Oui, renchérit l'une, le rêve d'une « fraternité universelle », telle que vécue au Liban, comme raconté par Gérard Testard, où il existe un jour férié commun aux musulmans et aux chrétiens - le 25 mars !
- Ce qui suppose, poursuivit l'autre, comme l'expliqua Cheikh Mortada, de faire retour sur son propre cœur, de ramener en lui la paix, car on ne peut vivre en paix avec les autres si l'on n'est pas d'abord en paix avec soi-même. Plus qu'un intérêt spirituel et intellectuel, nos rencontres doivent nourrir, faire grandir notre paix intérieure. Le Dialogue, pour lui, c'est d'abord partager une amitié sincère, c'est vivre la fraternité, moins en parole que par des actes. »
Puis l'un des prêtres de la paroisse nous a interrompues en se mettant à lire en arabe un texte brandi sous le nez des jeunes filles. Polémique. J'en étais navrée. En connaissance de cause cependant, n'ignorant point en effet son refus du dialogue islamo-chrétien, ses sœurs et frères coptes ne souffrant que trop du mépris, des répressions voire des exactions islamiques. Mon cœur ne comprenait que trop sa colère. L'un des intervenants avait d'ailleurs posé, comme postulat de départ, à l'instar de la sœur du Père Jacques Hamel, la nécessité de pardonner – un chemin aussi ardu que difficile. Cependant, même s'il comprenait mon cher père, mon cœur, lui, souvent taxé de naïveté, refuse de se résigner et d'alimenter de bien sombres augures : la jeune et radieuse étudiante me faisant face, au pied de la Vierge à l'enfant, n'était-elle point porteuse de foi, d'une foi et d'une volonté communes ? Je contemplais son visage serti d'un voile gris perle, fixé par une jolie épingle à l'embout couleur rubis ; j'entrevoyais un avenir possible. Ensemble à construire.
Là était l'essentiel ce soir-là : un signe tangible. Visible. Bien que discret. Passé quasiment inaperçu. Une grâce. Source et promesse de joie et d'espérance.

Delphine Dhombres
Responsable du Dialogue interreligieux à la paroisse Saint-François de Sales

 

 

La rencontre s’est déroulée le 18 juillet à l’abbaye de Hautecombe, lieu emblématique de la Maison de Savoie bordant les rives du Lac du Bourget. Elle est investie depuis 1992 par la congrégation du Chemin Neuf, communauté chrétienne à vocation œcuménique. IMG 8869Nous avons été chaleureusement accueillis dans le cadre du festival  Welcome to Paradise qui a rassemblé cet été 2000 jeunes étudiants ou professionnels âgés de 18 à 30 ans, venus de continents différents et de différentes confessions religieuses. 

Une trentaine de jeunes a répondu présent à l’atelier animé par Sybille Dubois et Hassan Foukahy. Une brève présentation de notre mouvement Ensemble avec Marie portant sur nos valeurs, nos actions et notre culture de la rencontre, a été suivie par un long moment d’échanges sous forme de questions/réponses. A l’instar des Classes Ensemble avec Marie qui ont lieu dans les écoles et visent un public plus jeune, cette intervention avait pour vocation de gommer l’image négative que le monde chrétien peut avoir sur l’islam et réfléchir sur les liens qui unissent nos deux religions à travers la figure réconfortante de Marie. 

Tel était le titre de la rencontre Ensemble avec Marie qui s'est tenue au centre Saint-Charles Lwanga dans le diocèse de Porto-Novo au Bénin, le dimanche 10 juillet après-midi. Nombreux sont ceux qui ont répondu présents à cette invitation, pour un après-midi dont le thème incitait à l'ouverture. Toute la communauté Efesia à Dangbo, mobilisée en particulier par son responsable Emile Kekele, et renforcée par des membres de Djougou et Natitingou au nord du pays, a montré toute son efficacité et son enthousiasme.

Environ la moitié de l'assemblée (500 personnes) venait des communautés musulmanes et l'autre moitié des communautés chrétiennes et des paroisses. Toutes les générations étaient représentées.

Les personnalités nous on fait l'honneur de leur présence, en particulier Monseigneur Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo et plusieurs prêtres du diocèse, l'imam central Yakadri Bakindaya, ainsi qu'une quinzaine d'imams des mosquées environnantes. Le maire de Porto Novo, Mr Charlemagne Yankoty a tenu à participer à l'ensemble de la cérémonie.

Leurs interventions s'inséraient dans une magnifique animation  de chants produits par une chorale islamo-chrétienne, mais aussi une déclamation du message par des slameurs tout à fait remarquables, des temps de prière respectifs, et des témoignages.

Mgr Aristide Gonsallo, a parlé pour sa part de « l'importance de se ressourcer à partir des textes et de fréquenter notre mère Marie. Pour faire grandir la fraternité, il faut se nourrir de son témoignage, car nous savons l'importance d'une mère pour chacun de nous. Ce témoignage, nous le puisons aussi bien dans l'Évangile que dans le Coran. » il a tenu à saluer chaleureusement le fait "d'avoir pris cette initiative qui honore le Bénin et particulièrement la région de Porto Novo".

« Quand on va dans le livre de la genèse au chapitre 16 et 17, on voit la source de nos religions. Nous avons le même père Abraham. Dieu a parlé en donnant à Agar un fils, et par la grâce de Dieu Sarah a engendré Isaac ». C'est le maire de Porto-Novo qui s'exprime ainsi et qui a tenu à remercier vivement Efesia Benin et international pour l’initiative en faveur du vivre ensemble.

L'imam central  Yakadri Bakindaya a eu aussi des mots forts : « la fête continue au lendemain de l’Aïd. Ici, c'est la paix et nous ne voulons pas du terrorisme et du djihadisme ! L'islam nous enseigne la paix et Marie, femme illustre, veut avec nous la paix. Aujourd'hui est le début du commencement. »

La rencontre a du mal à prendre fin car, dans une chaude ambiance, les chants continuent, les ballons virevoltent et tous les participants se congratulent. Des associations partenaires ont pu présenter leurs actions dans des stands et de nombreux petits groupes se sont formés pour échanger autour d'une collation offerte.

Beaucoup expriment le désir d'une prochaine édition!

Gerard Testard

La rencontre Ensemble avec Marie pour Idiofa a eu lieu le samedi 25 juin 2022 dans la salle de conférence LABIS sous le thème : « La paix et le développement ».  200 personnes avaient répondu présent à notre invitation sur 250 attendues.

Les intervenants, les Abbés Basile MUNTUMPON (Prêtre accompagnateur d’Efesia/Idiofa) et Théodore EMBAM et l’Imam MANSUR LUVUNDA, avaient tour à tour présenté leur exposé sur les concepts paix et développement selon la vision chrétienne et musulmane, tout appelant les participants à cultiver la paix gage de tout développement en commençant par la famille, l’école, au lieu de travail, dans la société etc… Car sans la paix, il n’y a pas de développement. Là où il n’y a pas de paix et développement, il n’y a pas non plus de société. L’Abbé Théodore EMBAM, le premier intervenant a établi le lien entre le développement et la Vierge Marie. Selon l’Abbé Théodore EMBAM, le développement est voulu par Dieu, le Créateur et le maître de l’univers. Marie est la créature parfaite de Dieu. Comme le développement recherche le bien-être et le bonheur de l’homme, la Vierge Marie a porté Jésus dans son sein, c’est pour conduire l’humanité tout entière vers le chemin du bonheur. L’existence de Marie est un bonheur qu’elle apporte à l’homme. Le développement est la responsabilité que Dieu a confiée à toute créature. Donc Marie = développement.

La paix et le développement marchent et cohabitent ensemble. Le développement est le nouveau nom de la paix aurait dit la Pape Paul VI. La paix n’est pas possible quand il n’y a pas de dialogue. Et ce dialogue doit être franc et sincère non ambigüe (Rm 1,7 ; 1Cor 14,33 ; Jn 14,27 ; Eph 2,14).

Témoignages :

  1. « J’ai vécu la qualité. Un message fort, révoltant et interpellateur. Une rencontre qui se tient une fois l’an, quelle richesse ? Le thème du jour, la paix et le développement, était le bienvenu cette année pour moi suite à la situation que traverse notre pays la RDC. Merci à Pierre Claver MABONDO KANIKI, Coordonnateur d’Efesia/Idiofa pour l’initiative et surtout pour son invitation à la culture de la rencontre, du dialogue et de la paix gage d’un meilleur développement » (Mme Medyne SEKELE)
  2. « J’ai eu un grand sentiment de satisfaction pour l’organisation réussie par la Communauté Efesia/Idiofa d’une journée de fraternité, de convivialité et festive de la rencontre Ensemble avec Marie sur la paix et le développement. Sans la paix, aucune humaine communauté ne peut connaître le développement. Qu’advienne la paix et que cessent les crépitements d’armes afin de promouvoir le développement dans le monde » (Abbé Jean Pierre ILAMUSESE, Directeur de la Commission Justice et Paix, Diocèse d’Idiofa). 

Fait à Idiofa, le 27 juin 2022
Pierre Claver MABONDO KANIKI

Accord de partenariat entre l'Institut Catholique de Paris et Ensemble avec Marie.

Le Theologicum - Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses de l'Institut Catholique de Paris et l'Institut de Science et de théologie de Religions (ISTR) - organise avec Ensemble avec Marie, tous les 2 ans, une journée d'études en lien avec la théologie mariale en islam et en christianisme. Cette journée donne lieu à une publication sous l'autorité académique d'un enseignant de l'ISTR et d'un docteur du mouvement.

De même, dans le cadre de la formation au dialogue islamo-chrétien, Ensemble avec Marie envoie des animateurs suivre des formations à l'ISTR et l'ISTR propose aux étudiants de l'axe islam de devenir animateur pour les "Classes Ensemble avec Marie" dans les établissements scolaires et les mouvements de jeunes qui travaillent avec Ensemble avec Marie. L'ISTR et EFESIA/Ensemble avec Marie assurent conjointement la journée de formation pour les animateurs des Classes Ensemble avec Marie